Les traitements proposés

Traitements médicaux

A commencer par l’hygiène corporelle qui passe par les shampooings. La coupe des cheveux ne modifie pas par sa fréquence leur pousse. Elle n’enlève que les fourches. Le lavage, s’il se fait avec des shampooings de bonne qualité non détergents peut avoir n’importe quelle fréquence.
Prendre garde de ne pas mélanger deux types de shampooings dont les agents tensio-actifs ne sont pas semblables.

Il peut alors survenir de graves désagréments dans la texture du cheveu que seule la coupe pourra régler.
De nombreuses préparations magistrales sont censées stimuler la pousse des cheveux.

Elles sont utilisées quelle que soit la cause ; le résultat est plus qu’aléatoire.
De même, les produits anti-chute qui avec un taux d’intolérance faible restent la solution la plus demandée du public, même si les résultats ne sont pas toujours à la hauteur.

Le Minoxidil(r) localement ou par voie générale est un des traitements efficaces disponibles depuis plusieurs années.
Un dérivé hormonal, Propécia(r) ralentit de façon avérée le taux de chute.
On observe un arrêt de la chute entre 4 et 6 mois et un début de repousse dans les meilleurs cas aux mêmes dates. C’est actuellement un des médicaments les plus efficaces dans la calvitie androgénique.

Parmi les médicaments pris par voie générale, il faut citer :

  • la vitamine B5 ou acide pantothénique
  • la vitamine H ou biotine
  • la vitamine B6 et les acides aminés soufrés.
    Il semblerait d’autre part que le zinc ait une action bénéfique.

Les hormones

- Parmi elles, on l’aura deviné les anti-androgènes car ils s’opposent au rôle alopéciant des androgènes. Ils ne peuvent malheureusement être prescrits que chez la femme car ils induiraient une féminisation chez l’homme.

- Certains diurétiques : les ” spironolactones ” ont une action antagoniste des androgènes, ce qui les rend également inutilisables dans le traitement de l’alopécie chez l’homme.

Le traitement chirurgical de la calvitie

  • La microgreffe

Les greffes de cheveux connaissent actuellement un regain d’intérêt lié à quelques nouveautés techniques qui ont bouleversé une pratique déjà très ancienne.

Les praticiens se heurtaient jusqu’alors à deux écueils :

  • D’une part, rendre la greffe efficace, pour cela elle doit porter sur un nombre suffisant de cheveux (il en existe environ 100 000 à 150 000 dans une chevelure moyenne),
  • D’autre part, la greffe doit être invisible à l’observateur même très proche, l’aspect ” cheveux de poupée ” doit être évité à tout prix. Par ailleurs, la zone frontière entre la partie supérieure du front et le début de la chevelure, que l’on nomme ligne antérieure, était jusqu’à présent le point faible des greffes, c’est à ce niveau que risquait de se produire la formation ” en épis de maïs ” typique. Aujourd’hui, avec la technique des micro-implants, on peut obtenir un aspect naturellement épars et la ligne antérieure peut être dessinée comme le souhaite le patient.Pour cela, on prélève sous anesthésie locale une bande de cuir chevelu dans une zone qui ne sera jamais atteinte par la calvitie, le plus souvent au niveau occipital. L’anesthésie se fait par infiltration de la zone de prélèvement à l’aide de produits anesthésiants couplés à des vasoconstricteurs évitant ainsi tout saignement.Le greffon de cuir chevelu est prélevé à l’aide d’un bistouri spécial à trois lames parallèles et inclinées de telle manière que l’on puisse obtenir deux bandelettes régulières et fines.
    Il suffira ensuite de redécouper avec minutie chacune de ces bandelettes.

Il ne reste plus dès lors qu’à préparer la zone receveuse avec le même type d’infiltration. Plusieurs méthodes sont utilisées aujourd’hui pour implanter les greffons :

  • Soit on pratique de petites incisions de quelques millimètres à l’aide d’une fine lame de bistouri, le greffon sera ensuite inséré dans la fente obtenue,
  • Soit à l’aide d’un appareil spécial, on prélève un cylindre de cuir chevelu de 1 à 2 millimètres de diamètre, laissant un orifice dans lequel le greffon trouvera sa place.

L’intervention absolument indolore dure en moyenne trois heures. Deux à trois séances sont habituellement nécessaires pour obtenir un résultat naturel.

  • Les réductions tonsurales

Elles consistent à enlever une partie glabre du cuir chevelu et y faire ensuite glisser les zones restées chevelues. Un large décollement est nécessaire de part et d’autre de l’incision. Plusieurs réductions tonsurales espacées de six semaines peuvent être envisagées.

  • Les lambeaux

Cette technique consiste à découper un lambeau de cuir chevelu et à lui faire effectuer une rotation sur lui-même afin de l’amener à occuper une zone glabre.

Avantage
Transfert immédiat d’une zone chevelue entière dont les cheveux ne tombent pas dans les suites opératoires. Création d’une ligne antérieure qui permettra de masquer la repousse d’éventuelles greffes en arrière du lambeau.

Inconvénient
Esthétiquement dépassé par rapport à la demande de la clientèle. Risque de nécrose(perte d’une partie) lié à un manque de revascularisation.

  • Les expansions cutanées

Sous anesthésie générale, on introduit sous la peau un ballon de silicone muni d’une valve de gonflage.
Dans un deuxième temps, on gonfle le ballon au sérum physiologique, ce qui va distendre la zone donneuse de lambeau. Le gonflement se fait de façon hebdomadaire pendant trois mois. Enfin, le jour venu, on réalise la réduction de tonsure beaucoup plus aisément.

En conclusion
L’approche d’une alopécie commence par une analyse très précise et personnalisée du problème. L’attitude sera alors envisagée au cas par cas :
Temporiser par une abstention thérapeutique ou une prise médicamenteuse contrôlée régulièrement
ou
Mettre en route une stratégie chirurgicale associant souvent plusieurs séances de greffes et/ou des interventions plus importantes comme la réduction tonsurale ou le transfert de lambeau complet de cuir chevelu.

    Un traitement adapté à chaque cause. La chute de cheveux est heureusement toujours réversible.

    Chute cheveux